Contexte économique général

Malgré un contexte mondial incertain, en particulier avec des tensions commerciales et des incertitudes macroéconomiques, l’économie québécoise affiche une certaine résilience.

  • En 2024, le PIB réel du Québec a cru de 1,4 % après un ralentissement en 2023.

  • Pour 2025, la croissance reste modérée mais stable, estimée à +1,1 % selon les prévisions provinciales.

  • Au 1ᵉʳ trimestre 2025, le PIB réel du Québec a augmenté de 0,5 % — porté par l’investissement des entreprises et un rebond des exportations.

Factory Exterior

Le secteur manufacturier : un pilier renforcé, mais à surveiller

  • Le secteur manufacturier demeure central : en 2024, il représentait 12,3 % du PIB provincial et produisait 86,1 % des exportations du Québec.

  • En janvier 2025, la production manufacturière a progressé de 1,0 % — tirée essentiellement par les biens durables, la transformation des métaux, le matériel de transport et les activités diverses de fabrication.

Cependant, le secteur affronte des vents contraires : une baisse de la productivité relative, des incertitudes liées aux chaînes d’approvisionnement, et un contexte international instable.

13 601 entreprises

On recense 13 601 entreprises manufacturières actives, avec des ventes globales de 219,1 milliards de dollars et environ 501 500 employés.

Un virage vers l’innovation, la technologie et la durabilité

Pour faire face aux défis, de nombreuses entreprises québécoises misent sur :

  • Le virage numérique et l’adoption de technologies de pointe (robotisation, automatisation, fabrication avancée).

  • Le développement durable : de nouveaux procédés, des matériaux plus propres, et une production respectueuse de l’environnement.

  • L’exportation et l’ouverture sur les marchés internationaux, pour compenser le marché interne plus modéré.

Ce repositionnement vers l’“industrie 4.0” et l’éco-fabrication pourrait être un moteur de croissance dans les années à venir.

Opportunités notables pour 2025

  • Relocalisation (reshoring) — face aux tensions commerciales mondiales, la demande pour les produits “made in Québec / Canada” augmente. De nombreuses PME industrielles sont dans le viseur des repreneurs.

  • Fabrication sur mesure & artisanale — le créneau des petites séries, de la customisation, de l’impression 3D (prototypes, pièces rares, industries de niche) gagne en attractivité. Cela offre une alternative à la production de masse traditionnelle.

  • Investissement dans la R&D et la technologie — les entreprises qui intègrent l’automatisation, la robotique ou les matériaux de pointe trouvent un avantage concurrentiel réel.

  • Exportations & marchés internationaux diversifiés — un recours stratégique face aux incertitudes du marché domestique.

Défis et incertitudes

  • Compétitivité internationale : la concurrence mondiale, les tarifs, les coûts logistiques pèsent sur les marges.

  • Pressions sur la productivité — le Canada est encore mal classé en productivité du travail, ce qui pousse les entreprises à automatiser ou à innover pour rester compétitives.

  • Difficultés de recrutement — avec une population vieillissante et une rareté de main-d’œuvre qualifiée, trouver des talents compétents en fabrication avancée reste un défi.

  • Volatilité économique globale — inflation, taux d’intérêt, incertitudes géopolitiques : tout cela peut ralentir l’investissement et la croissance.

Vers une industrie agile, durable et innovante

Face à ce contexte contrasté, l’industrie québécoise en 2025 apparaît comme un mélange d’opportunités et d’enjeux majeurs. Les entreprises les plus agiles, capables d’adapter leurs procédés, d’investir dans la qualité, et de viser des marchés de niche — semblent les mieux positionnées pour tirer leur épingle du jeu. La fabrication sur mesure, l’impression 3D, l’éco-conception, et l’innovation technologique s’imposent progressivement comme des piliers structurants : non plus l’exception, mais l’avenir de l’industrie québécoise.

Saisir les opportunités de croissance internationale